J'ai en la chance de visiter Alep en 2008.
Alep est une des plus anciennes villes du monde. Elle a été construite à l'époque hittite ou assyrienne.
Voici ce qu'en relate le voyageur arabe Ibn JUBAYR (fin du 12° siècle) :
"Ville d'Alep.
Que Dieu très haut la garde!
C'est une ville dont le nom est considérable et son nom sera éternellement célèbre. Les rois ont été nombreux à vouloir la posséder et elle occupe une place de choix dans les coeurs. Combien de combats ont fait rage contre elle, combien d'épées ont-elles été dégainées pour l'attaquer ? Sa citadelle est réputée pour son inexpugnabilité, remarquable par sa hauteur et ne peut être comparée à aucune autre. Son inviolabilité fait qu'on s'abstient de tenter une action contre elle; d'ailleurs ce serait sans espoir.
Alep est une ville importante située sur une hauteur de forme arrondie. Elle est flanquée de pierres de taille, ses proportions sont équilibrées et harmonieuses. Louange à Celui qui a parfait son plan et sa réalisation et a créé, comme Il l'a entendu, sa forme et sa rotondité ...
Ville surprenante qui dure, mais dont les maîtres ont passé; ils ont péri mais elle n'est pas près de disparaître...
Le mérite de cette citadelle c'est qu'elle fut, dit-on, dans les premiers temps de notre histoire, une colline où Abraham, l'Ami de Dieu, habitait avec quelques brebis. Il les trayait et donnait leur lait (halab) en aumône, c'est pourquoi elle a pris le nom de Halab (Alep)...."
mercredi 16 mai 2012
LE PHARE d'ALEXANDRIE
Le Phare d' Alexandrie était encore visible au Moyen Age.
Voici ce qu'en dit à fin du 12° siècle le voyageur Ibn Jubayr dans sa "relation des péripéties qui surviennent pendant les voyages" :
"Parmi les merveilles de la ville que nous avons vues, citons le Phare que Dieu a édifié par l'intermédiaire de ceux qui furent assujettis à ce travail afin que cet édifice soit un signe pour les hommes qui cherchent à connaître la vérité et un point de répère pour les voyageurs, car sans lui ils ne pourraient se guider jusqu'à Alexandrie; en effet le phare est visible à plus de soixante-dix milles. Il a été joliment et solidement construit, tant en longueur qu'en largeur, et il est si haut qu'il rivalise avec le ciel. On est bien court pour le décrire, le regard ne peut l'embrasser en entier, on est impuissant à en parler et le contempler exige un grand champ de vision...A l'intérieur du Phare, le spectacle est extraordinaire : les escaliers et les couloirs sont si larges, le nombre de pièces si grand que celui qui y circule et parcourt ses galeries s'y perd parfois...".
Le voyageur Ibn Battûta a vu lui le Phare deux fois et dit dans son récit "Voyages et périples" qu'à sa seconde visite le Phare tombait en ruine :
"J'ai de nouveau visité le Phare lorsque je suis revenu au Maghreb en 756 (Avril 1326), j'ai constaté qu'il était en si mauvais état qu'il était impossible d'accéder à la porte et d'entrer."
Voici ce qu'en dit à fin du 12° siècle le voyageur Ibn Jubayr dans sa "relation des péripéties qui surviennent pendant les voyages" :
"Parmi les merveilles de la ville que nous avons vues, citons le Phare que Dieu a édifié par l'intermédiaire de ceux qui furent assujettis à ce travail afin que cet édifice soit un signe pour les hommes qui cherchent à connaître la vérité et un point de répère pour les voyageurs, car sans lui ils ne pourraient se guider jusqu'à Alexandrie; en effet le phare est visible à plus de soixante-dix milles. Il a été joliment et solidement construit, tant en longueur qu'en largeur, et il est si haut qu'il rivalise avec le ciel. On est bien court pour le décrire, le regard ne peut l'embrasser en entier, on est impuissant à en parler et le contempler exige un grand champ de vision...A l'intérieur du Phare, le spectacle est extraordinaire : les escaliers et les couloirs sont si larges, le nombre de pièces si grand que celui qui y circule et parcourt ses galeries s'y perd parfois...".
Le voyageur Ibn Battûta a vu lui le Phare deux fois et dit dans son récit "Voyages et périples" qu'à sa seconde visite le Phare tombait en ruine :
"J'ai de nouveau visité le Phare lorsque je suis revenu au Maghreb en 756 (Avril 1326), j'ai constaté qu'il était en si mauvais état qu'il était impossible d'accéder à la porte et d'entrer."
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